Co-Infection VIH/Tuberculose Pulmonaire à N’Djamena-Tchad
$ 45.5
Autor:
Abakar Oumar Mahamat
Pages:41
Published:
2026-10-19
ISBN:978-99993-5-925-2
Category:
Nowe wydanie
Description
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Description
La co-infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et la tuberculose (TB) constitue un enjeu majeur de santé publique, particulièrement en Afrique subsaharienne. La vulnérabilité accrue des personnes vivant avec le VIH face à la tuberculose, associée à l’émergence de souches résistantes aux antituberculeux, complique la prise en charge des patients et représente un défi important pour les systèmes de santé. Au Tchad, la surveillance de cette co-infection et de la résistance à la rifampicine revêt une importance particulière pour améliorer les stratégies de diagnostic et de traitement.
Cet ouvrage présente les résultats d’une étude menée à N’Djamena entre décembre 2024 et novembre 2025 dans deux centres de prise en charge du VIH. Son objectif était de déterminer la prévalence de la co-infection VIH/tuberculose pulmonaire et de rechercher la résistance à la rifampicine chez les patients concernés. La démarche méthodologique a reposé sur le diagnostic du VIH selon l’algorithme national, la recherche microscopique des bacilles acido-alcoolo-résistants par la méthode de Ziehl-Neelsen et l’utilisation du système GeneXpert MTB/RIF pour la détection de Mycobacterium tuberculosis et de la résistance à la rifampicine.
Les résultats ont révélé une prévalence de la co-infection VIH/tuberculose de 18,3 %. Le VIH-1 représentait 98,68 % des infections rapportées. Les adultes âgés de 25 à 35 ans constituaient la tranche d’âge la plus représentée (36,1 %). Les hommes étaient majoritaires parmi les patients coinfectés (62,9 %), avec un sex-ratio de 1,69. Les personnes mariées représentaient 47,4 % des cas, tandis que le niveau d’instruction secondaire était le plus fréquemment observé (37,1 %). La résistance à la rifampicine a été détectée chez 4,12 % des patients coinfectés.
Ces résultats soulignent l’importance de renforcer le dépistage précoce de la tuberculose chez les personnes vivant avec le VIH, d’améliorer l’accès aux tests moléculaires et de consolider la surveillance de la résistance aux antituberculeux.