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Ce volume réunit deux études sur les emprunts souverains du pays aux XIXe et XXe siècles. La première examine les fondements des méthodes qui sont jusqu’ici employées pour étudier les trois plus importants engagements financiers internationaux (1825-1910 et 1922) que le pays a eus durant cette longue période. La deuxième porte sur les emprunts que l’Etat a eus à contracter pendant les cycles opposés d’expansion de 1940/41-1954/55 et de dépression de 1956/57-1965/66. L’auteur s’écarte des approches courantes de la question de la dette souveraine. Il soutient trois thèses : premièrement il ne faut pas essentialiser l’histoire nationale en recourant à des approches analytiques peu fondées pour étudier les emprunts souverains. Deuxièmement, «dette et croissance» ne sont pas par nature antinomiques, les emprunts souverains doivent être étudiés d’une façon générale au plan théorique de manière très fine, c’est-à-dire selon le mode suivant lequel -même si les services qu’ils entraînent peuvent être élevés pendant les phases dépressives des cycles économiques- ils sont consommés. Troisièmement, le retard du pays doit être expliqué non pas suivant les approches courantes qui en font de la France le principal responsable par l’action dite «odieuse» de Charles X en 1825. Ou celles qui scrutent l’histoire nationale au travers d’un doublet simpliste de «malfaisance» et de «racisme» que les Etats Unis d’Amérique entretiennent envers le pays depuis son indépendance. Mais plutôt par des approches qui questionnent profondément, dans leurs relations intrinsèques avec les longs cycles institutionnels autoritaires qui furent souvent d’ailleurs soutenus par les puissances impérialistes, les politiques économiques procycliques non appropriées qui ont été suivies pendant les phases de dépression. Et les multiples opportunités qui s’étaient présentées au pays sur le marché international durant toute la longue période de 1870/80-1950/60 et qui n’ont pas été saisies. Vues ainsi les deux études définissent un tout sur le plan analytique. Elles invitent -en rejetant toute forme d’histoire «surdéterminée» ou unicausale- à reconsidérer le cadre d’approche des causes du misérable présent.